Dans la nuit du 29 au 30 mars dernier, une bagarre entre jeunes allait être fatale à Étienne Nadrin, âgé de seulement vingt-deux ans. Quelques jours après son décès, les amis d'Étienne avaient décidé de transformer leur colère en mettant sur pied une pétition pour l'imposition d'un service d'ordre et de secours lors des soirées organisées dans les communes. L'objectif étant d'éviter que d'autres drames se produisent.
La période de signature de la pétition est à présent clôturée et va être remise au ministre-président de la Région wallonne, Rudy Demotte (PS). «La pétition a récolté 25 000 signatures en Wallonie, mais particulièrement en province de Liège, où celle-ci était uniquement diffusée. Ce nombre conséquent, 25 % de la population de la province, est la preuve du haut degré de sensibilité de nos concitoyens à l'égard de la sécurité lors des soirées», explique Gilles Laguesse, de l'ASBL «SES en mémoire d'Étienne».
L'association vient d'obtenir un rendez-vous au cabinet du ministre-président wallon mardi prochain en début d'après-midi, à 14h. «Fort de ce soutien populaire massif, il est à présent temps de passer à l'action. Nous attendons une réaction positive du monde politique, premier représentant des citoyens», continue-t-il.
Pour rappel, plusieurs pistes avaient déjà été dégagées par l'association, afin d'augmenter la sécurité lors des soirées. Comme par exemple l'imposition d'un service d'ordre et de secours «car il arrive trop souvent qu'elles soient flanquées d'amateurisme», précise Gilles Laguesse. Ou encore le prélèvement par l'autorité communale d'une redevance sur le prix d'entrée de chaque soirée afin de financer, comme service public, la sécurité lors d'événements.